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Les « oreillons » chez le chien (sialocèle cervical)
Le terme « oreillons » et les troubles salivaires ne sont pas aussi répandus en médecine vétérinaire qu'en médecine humaine. En médecine vétérinaire, on parle plutôt de mucocèle ou de sialocèle.
Il s'agit d'une accumulation anormale de salive dans une zone, provenant des glandes salivaires. Depuis SoyUnPerro, nous allons examiner plus en détail de quoi il s'agit, ce qui le cause, ses symptômes et son traitement. Commençons.
Types de glandes salivaires chez le chien
Pour comprendre ce que sont les « oreillons », scientifiquement appelés mucocèle ou sialocèle, il faut connaître les glandes salivaires présentes chez le chien : la glande parotide (sous la base de l'oreille), la glande mandibulaire (au niveau du corps de la mâchoire), la sublinguale (sous la langue) et la zygomatique (sous l'œil).
Qu'est-ce qu'un sialocèle et quelle glande est touchée dans les « oreillons » ?
Un mucocèle salivaire, ou sialocèle, se définit comme l'accumulation, au niveau du tissu sous-cutané, de salive provenant d'une glande ou d'un conduit salivaire endommagé, générant une importante réaction tissulaire (tissu de granulation) dans la zone touchée. Selon la localisation, différentes formes de présentation clinique du sialocèle sont décrites.
La plupart des animaux touchés présentent une masse fluctuante et indolore, bien qu'aux premiers stades, la masse soit ferme et puisse être douloureuse. Elle touche davantage le chien que le chat. Concernant les « oreillons », la glande touchée, à l'origine de ce trouble, est généralement la sublinguale : on parle alors de sialocèle cervical. La salive s'accumule dans les structures les plus profondes de l'espace intermandibulaire, forme la plus fréquente de sialocèle.
Causes du sialocèle
Les causes les plus probables du mucocèle sont traumatiques ou liées à une prédisposition congénitale individuelle, cette dernière étant la plus fréquente. Il se manifeste généralement chez des chiens de 2 à 4 ans, avec une prédisposition accrue chez le Berger allemand et le Caniche, bien qu'il puisse toucher de nombreuses autres races.
Bien que la principale cause de mucocèle chez le chien soit d'origine traumatique, la présence d'un sialolithe, d'un corps étranger ou d'une néoplasie ne peut être écartée comme agent causal.
La sialolithiase, c'est-à-dire la présence d'un calcul salivaire à l'origine d'un sialocèle cervical, est un cas très rarement observé. Dans la plupart des cas, la présence d'un sialolithe provoque une rupture puis une fibrose des conduits salivaires, permettant à la salive de s'écouler vers les tissus environnants, s'accumulant dans les zones les plus déclives de la projection des glandes.
Symptômes du sialocèle
Les symptômes varient plus ou moins selon la glande touchée. Nous nous concentrons ici sur le mucocèle ou sialocèle cervical, les « oreillons ».
Comme mentionné précédemment, le mucocèle cervical se caractérise par une inflammation soudaine de la zone intermandibulaire, douloureuse, pouvant s'améliorer initialement sans traitement (mucocèle aigu), ou se présenter, dans certains cas, comme une inflammation non douloureuse, chronique, alternant amélioration et aggravation (mucocèle chronique).
Dans les cas chroniques, la formation de sialolithes palpables depuis l'extérieur est fréquente. Les symptômes possibles incluent :
- Difficulté à saisir la nourriture.
- Présence de sang dans la salive.
- Douleur buccale.
- Possible perte d'appétit.
- En dehors de la masse, il est possible de ne détecter aucun autre symptôme.
Diagnostic du sialocèle
Le diagnostic clinique du mucocèle ou sialocèle cervical repose sur la détection d'une masse molle et fluctuante à proximité de la glande touchée, au niveau de la région intermandibulaire. Après ponction et aspiration, un liquide de couleur jaune ou légèrement teinté de sang, visqueux, mucoïde, avec peu de cellularité à l'examen microscopique, est obtenu.
Cependant, pour détecter d'éventuels sialolithes, des examens d'imagerie comme la radiographie ou l'échographie sont nécessaires.
Traitement du sialocèle cervical
Pour le mucocèle cervical, le traitement de choix est l'exérèse complète des glandes salivaires sublinguale et mandibulaire, associée au drainage du mucocèle par un drain de Penrose. Un diagnostic histopathologique du tissu glandulaire retiré chirurgicalement peut être réalisé, en l'envoyant au laboratoire.
L'exérèse ou le drainage du mucocèle cervical comme seul traitement présente un taux de récidive élevé : le problème peut donc réapparaître. Un traitement pharmacologique seul n'est pas recommandé, et encore moins sur décision du propriétaire, votre compagnon pouvant s'aggraver ou ne pas s'améliorer complètement.
Bibliographie Estudio mucocele salival cervical ocasionado por un sialolito en un perro M.E. Lebrero-Berna, E. Ramón-Soláns, M. Alamán-Valtierra, A. Unzueta-Galarza, A. González-Inglán Hospital Veterinario de la Universidad de Zaragoza. Publicado en AVEPA. Parte de información también sacada de la asignatura cirugía, apartado cirugía del sistema digestivo, impartido por la Universidad Alfonso X el Sabio.
IMPORTANT : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis vétérinaire, nutritionnel ou comportemental. Chaque chien est différent, seul votre vétérinaire de confiance peut vous conseiller selon ses besoins spécifiques.